Rémunération d’un agent de joueur

La rémunération d’un agent sportif est l’objet de nombreux fantasmes. Les agents de footballeurs sont souvent imaginés comme des milliardaires. Pourtant, il n’y a qu’un Mendes et qu’un Raiola. Et très peu d’agents vivent réellement de leur métier.

Le Code du Sport interdit à un agent sportif d’agir pour le compte de deux parties intervenant dans le même contrat. Un agent ne peut donc pas représenter à la fois les intérêts d’un joueur et du club dans le cadre de la négociation d’un contrat. L’un des deux parties pouvant être lesé par ce double mandatement. Les fédérations sportives doivent contrôler le respect de cette réglementation.

Toutefois, il faut noter qu’en pratique, ce double mandatement existe souvent. Les clubs rémunèrent les agents pour un mandat de recherche de joueur. Le joueur et l’agent ont un accord non écrit et donc non transmis à la fédération qui se transformera ensuite en mandat antidaté. Le club se chargera de rémunérer l’agent. Le risque pour l’agent est bien évidemment qu’en l’absence de contrat écrit avec le joueur, il soit privé de sa rémunération en cas de litige.

Pour pouvoir prétendre à une rémunération, l’agent de joueur devra apporter la preuve de son intervention dans les négociations ayant abouties à la conclusion d’un contrat de travail entre le joueur et le club.



C’est l’article L222-17 du Code du Sport qui encadre la rémunération de l’agent sportif. Il est précisé que : « le montant de la rémunération de l’agent sportif, qui ne peut excéder 10 % du montant du contrat conclu par les parties qu’il a mises en rapport » et que c’est « la partie à l’un des contrats mentionnés à l’article L. 222-7 qui rémunère l’agent sportif« .